Village du Vaucluse : Bonnieux

Village du Vaucluse : Bonnieux

Une qualité de vie datant de la période romaine

Bonnieux fût un oppidum ou village fortifié habité dès l’époque néolithique et à l’âge du bronze. A l’époque Gallo-romaine, le village était situé au pied de son emplacement actuel, et les riches domaines étaient nombreux.
Au premier siècle, le vaste territoire de Bonnieux était traversé par la voie romaine de Cadix à Milan, avec relais sous Lumières : elle était une des plus importantes voies de l’Europe occidentale et la circulation était très dense. A la hauteur du Pont Julien, situé sur le territoire de Bonnieux, qui s’appelait alors Bitrona, se faisait la jonction avec la voie secondaire nord-sud par la combe de Lourmarin.

Au Moyen Age pour des raisons de sécurité, la ville s’édifie autour de la zone surélevée qui avait été l’oppidum celto-ligure.

En 972, Bonnieux avait déjà une forteresse et des murailles.

Au XIIème siècle, les « Templiers » édifièrent la Chapelle St Sauveur, qui forme la partie romane de l’église haute.

Au XII et XIV ème, devant le danger des bandes armées qui viennent de la plaine, les habitants se réfugient à l’abri du château et de l’église, au lieu dit « Castellas », qui appartient à la puissante famille d’Agoult. Le bourg de l’époque est entouré de remparts comprenant 4 portes et des tours, dont il reste d’importants vestiges.

Jusqu’en 1312, Bonnieux aurait été une commanderie des Templiers. Vers cette date, la commune devient terre pontificale et demeurera d’église jusqu’en 1791. Cette appartenance au domaine pontifical en fait une enclave dans les terres du Comte de Provence, et lui donne de ce fait une place à part dans l’histoire de la région. Résidence parfois forcée des dignitaires ecclésiastiques, la ville comptait alors 3500 habitants et bénéficiait toujours des importants privilèges que lui avait accordés en 1247 le comte de Toulouse Raimond. Le blason de la commune est le reflet de cette période prospère. Bonnieux devint français par l’annexion du Comtat Venaissin par la Convention en 1793.

DECOUVRIR BONNIEUX :
Eglise Haute ou Vieille Eglise. On y accède par un escalier de 86 marches à l’ombre des cèdres centenaires. Table d’orientation au niveau du Belvédère. Eglise neuve (1870) renferme quatre primitifs du XIXème siècle provenant de l’Eglise Haute, représentant des scènes de la Passion. Vestiges des Tours et remparts du XIIIème siècle. Hôtel de Rouville du XVIIIème siècle (ancienne mairie) Musée de la Boulangerie (04 90 75 88 34) Le Pont Julien (An III av JC) dans la plaine, à 5 km. La Tour Philippe, construction d’un original à la fin du XIXème siècle. (ne se visite pas) La Forêt des Cèdres dans le Petit Luberon, à 6 km